Victimes malgré elles

l’un des marchés de Maiduguri, où, le 11 décembre 2016, deux fillettes de 7 ans ont actionné leur charge explosive, faisant un mort et de nombreux blessés. Depuis janvier 2014, 117 enfants, dont plus de 80 % sont des filles, ont été utilisés pour commettre des attentats-suicides dans la région

l’un des marchés de Maiduguri, où, le 11 décembre 2016, deux fillettes de 7 ans ont actionné leur charge explosive, faisant un mort et de nombreux blessés. Depuis janvier 2014, 117 enfants, dont plus de 80 % sont des filles, ont été utilisés pour commettre des attentats-suicides dans la région

Marqué par des violations massives des droits de l’enfant, le conflit qui sévit dans le bassin du lac Tchad a brisé un nombre incalculable de vies.
Trois ans se sont écoulés depuis l’enlèvement des lycéennes de Chibok, dans l’État de Borno, au Nigéria, en 2014. Depuis, Boko Haram mène une campagne systématique d’enlèvements qui lui permet d’enrôler de force des milliers d’enfants, auteurs d’un nombre croissant d’attentats-suicides.

Au Nigéria, plus de 1,7 million de personnes, dont plus de la moitié (55 %) sont des enfants, ont été déplacées par les combats qui opposent les insurgés de Boko Haram au gouvernement.