Claude : gagner les entreprises à la cause des enfants

Tous les mois, l’Unicef France dresse le portrait d’un bénévole agissant dans l’un des comités nationaux. En ce mois de mai, c’est l’Unicef Bas-Rhin qui est mis à l’honneur à travers le portrait de Claude Collet, bénévole 67 chargé des relations avec les entreprises. Découvrez le!

Source : site de l’Unicef France

Portrait de Bénévoles

Bénévole au comité du Bas-Rhin, Claude Collet met ses connaissances du monde de l’entreprise au service de l’Unicef depuis trois ans. Si on lui demande comment il est devenu référent « Entreprises Amies de l’Unicef  » (EAU), il explique sans détour que tout cela a commencé un peu « par hasard ». Portrait d’un homme dévoué aux enfants du monde.

« Bonjour Madame. Claude Collet de l’Unicef. J’aimerais parler à un responsable pour lui présenter le réseau des « Entreprises Amies de l’Unicef «  ». C’est avec ces mots que le bénévole entre en contact avec une société lorsqu’il la démarche une première fois. À l’autre bout du fil, l’interlocutrice répond, sans hésitation, comme si c’était un refrain : « Monsieur, les personnes concernées sont indisponibles. Pour un premier contact, pouvez-vous envoyer un mail ? ».

À peine a t-il raccroché que le référent EAU s’amuse de ce bref échange. Car ce n’est pas la première fois, et certainement pas la dernière, qu’on lui adresse une telle réponse. « Combien de fois ai-je entendu cet argument ! », s’exclame t-il. « Très souvent, le responsable est en réunion, ou alors, il s’est absenté, ou bien je ne reçois pas de réponse à mon mail ». En tout cas, même si Claude essuie un certains nombre de refus, il reste positif. « L’an dernier, j’ai passé plusieurs dizaines d’appels sur tout le département, et au final, trois sociétés sont devenues « Entreprises Amies de l’Unicef » et c’est déjà ça ! », dit-il en souriant, d’un ton déterminé. « Je ne sais pas ce que c’est le découragement, sinon, je ne me serais pas engagé ! », poursuit-il.

Du monde de l’entreprise à l’Unicef

Le monde de l’entreprise, Claude le connaît bien. Aujourd’hui, il a encore un pied dans son activité professionnelle qui occupe un quart de son temps. Entre son métier d’ingénieur libéral, son engagement aux côtés de l’Unicef, sa passion pour la photo et les voyages, ses semaines sont bien occupées. « Maintenant, j’estime qu’il faut donner la priorité aux petites entreprises et aux artisans. On peut s’intéresser à 1000 entreprises, mais si à chaque fois on a à faire à un responsable qui n’a pas la fibre sociale, ça n’aboutit pas. Alors que lorsqu’on a à faire à une petite structure, on a plus facilement accès au responsable ».

Un engagement sans faille

Quand on demande à Claude comment il a rejoint nos équipes de bénévoles, la réponse fuse : « Un jour, j’ai répondu au téléphone à la place de mon épouse », raconte t-il. « Au bout du fil, il y avait quelqu’un de l’Unicef qui recherchait des volontaires pour tenir un stand dans un chalet de Noël ». La scène se passe en 2008, et à ce moment-là, Claude travaille encore à temps plein. Ça ne l’empêche pas de se rendre sur place, où il a un déclic. Là-bas, le président du comité explique que les entreprises peuvent aussi aider l’Unicef. « Ça a fait tilt ! Le domaine de l’entreprise, c’est toute ma carrière », s’exclame le bénévole, avec le sourire. Trois semaines après, le voilà devenu officiellement le référent EAU du comité. À 68 ans, ce grand-père très actif a trouvé un sens à son engagement associatif. « Je compte bien rester bénévole au sein de l’Unicef le plus longtemps possible », affirme t-il avec enthousiasme. C’est tout le mal qu’on lui souhaite !

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